01/02/2017 : Qui sont les buralistes en zone rurale ?

En avril 2016, la Confédération a réalisé un sondage auprès des buralistes ruraux. L’occasion de faire un point sur la profession dans nos campagnes.  

Cette enquête menée par la Confédération auprès de 1 972 buralistes implantés dans des communes de moins de 5 000 habitants a tout d’abord permis de dresser un profil type. Plus d’un débitant de tabac sur deux était salarié avant de prendre son affaire. Et il n’est pas forcément le roi de la petite alimentation du village. 12 % seulement proposent l’activité épicerie. Installés en moyenne depuis neuf ans dans leur affaire actuelle (contre 10 ans au niveau national), les buralistes ruraux sont plus âgés : 53,6 ans en moyenne contre 50 ans au niveau national. Ouverts en moyenne 330 jours par an (6,5 jours sur sept), à plus de 65 %, leur commerce se situe dans des communes de moins de 2 000 habitants. Le trio de tête des activités les plus dynamiques sont d’abord les jeux on line Française des Jeux, le bar, puis la confiserie. Celles les plus en difficulté sont la presse, la cigarette électronique, et les recharges de téléphonie prépayée. En 2006, le bar, la presse et les jeux de grattage étaient les trois activités les plus citées. Côté diversification, ils envisagent en priorité le Compte-Nickel (18 %) devant le bar (15 %) ou la cigarette électronique (13%).  

Des tabacs modernisés
Ce sondage a également révélé une ignorance des aides auxquels les buralistes en zone rurale peuvent prétendre pour ajouter de nouvelles activités. En effet, plus d’un sur deux n’avait pas rempli le formulaire pour bénéficier de la Prime de Service Public de Proximité, renommée depuis novembre dernier, Prime de diversification des activités dans le cadre du Protocole d’accord sur la modernisation des buralistes. Reste que subvention ou pas, ils n’hésitent pas à moderniser leur commerce. 59 % ont indiqué avoir réalisé des aménagements de leur point de vente sur les cinq dernières années. Pour 66 % de ces rénovateurs, ces évolutions ont généré du chiffre d’affaires. Les travaux réalisés ? D’abord du rafraîchissement (57 %) en améliorant la peinture et l’éclairage. Mais à 41 % ces buralistes ont rénové l’ensemble de leur magasin, réorganisé les linéaires, amélioré la présentation des produits ou encore se sont équipés d’un nouveau mobilier. Du coup, ils sont près d’un tiers seulement à envisager des aménagements de leur magasin dans les deux prochaines années.

L’avenir dans la profession
Si 28 % des buralistes interrogés ne savent pas s’ils veulent continuer dans cette profession, 30 % l’envisagent jusqu’à leur retraite. Mais pas forcément dans la même affaire. 88 % songent à la transmettre par vente quand seulement 4 % songent à une fermeture définitive. Pour ces derniers, cette enquête a permis de révéler aussi une méconnaissance de l’indemnité de fin d’activité rurale (IFAR). Attribuée aux buralistes en activité, installés dans des communes de moins de 2 000 habitants et qui souhaitent partir, son montant correspond à trois fois celui de la remise nette, plafonné à 30 000 euros. Pour en bénéficier, le buraliste doit être âgé de moins de 60 ans au moment de l’attribution de l’indemnité, justifier d’au moins 10 ans d’activité consécutive en tant que buraliste, et le montant annuel des livraisons de tabacs manufacturés au débit ne doit pas être supérieur à 150 000 € en 2002. Cette disposition est une des mesures du Protocole sur la Modernisation du réseau des Buralistes 2017-2021, « Le buraliste de demain ».  

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